Dossier de presse

Une belle histoire de famille

UN NOUVEAU PUISSEGUIN-SAINT-EMILION AU FÉMININ

Poussés par la passion du vin, le choix d’un retour aux sources et le goût du défi, Olivia et Didier Le Calvez signent, depuis 2010, leur propre vin dans l’une des régions les plus illustres de la constellation bordelaise, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, le Saint-Emilionnais.

La passion de Didier Le Calvez pour le vin et sa culture remonte à sa plus tendre enfance lorsqu’il passait ses vacances chez sa grand-mère à Cadaujac, sur la rive gauche. Olivia Le Calvez situe elle-aussi ses souvenirs d’enfance au milieu des vignes, dans le Haut Médoc. Cet ancrage intime qui les lie tous les deux à ces terres de raisins a sans nul doute nourri ce rêve entrepreneurial.

Après avoir créé un petit bijou hôtelier en 2004, l’Hôtel de Toiras, Relais & Châteaux et premier hôtel 5 Etoiles de l’Ile de Ré et de la région Poitou-Charentes, Olivia Le Calvez devient membre du directoire des Relais & Châteaux en 2013.

Après avoir passé plus de dix années à New York (de 1988 à 1999) en tant que manager de l’hôtel Plaza, puis en charge de la Direction Générale du Pierre, Didier Le Calvez orchestra à Paris la réouverture du  Four Seasons Georges V qu’il remit dans l’orbite des meilleurs palaces du monde en le hissant même au rang de « meilleur hôtel du monde » 8 années consécutives. Pendant cette période, il a suivi Enrico Bernardo dans sa course au titre de meilleur sommelier du monde décroché en 2004 et c’est lui qui a engagé Eric Beaumard, vice-meilleur sommelier du monde 1998, et l’a encouragé à développer la cave du Georges V. Il œuvrera ensuite au repositionnement du Bristol à Paris en tant que Président Directeur Général pendant 6 ans avant de rejoindre La Reserve en 2016 en tant que PDG du groupe.

La famille Le Calvez au Château Clarisse
La famille Le Calvez au Château Clarisse

« Au contact de sommeliers exceptionnels et de vignerons émérites au grand savoir-faire, ma passion pour le vin n’a fait que grandir et s’affermir. Je ne pouvais que m’enthousiasmer pour ce projet commun. D’autant qu’il n’était pas sans me rappeler le type de défi, passionnant, que j’ai dû relever au Georges V. Il fallait également repartir quasiment de zéro pour faire renaître un potentiel… ».

Le rêve d’Olivia et Didier a pris la forme d’une authentique girondine en pierres lovée dans le paysage verdoyant et tout en courbes douces de la rive droite. Cette ancienne propriété viticole dotée de chais magnifiques, qui pendant plus d’un siècle a été entre les mains de la famille Estager, est entourée d’un très beau vignoble haut perché (à 100 mètres) sur le plateau de Puisseguin, l’un des quatre villages « satellites » de Saint-Emilion. Seul un humble ruisseau, la Barbanne, sous-affluent de la Dordogne, les sépare de l’illustre ville forte.

« Je suis particulièrement attachée à cette région où j’ai passé une partie de mon enfance. Mon époux, s’il est à moitié breton, est né dans le Périgord voisin et avait l’habitude de passer ses étés chez sa grand-mère à Cadaujac dans le Pessac-Léognan. C’est donc là, à deux heures de voiture de l’île de Ré où se situe l’hôtel de Toiras et autant de Chapdeuil, petit village dordognais où nous possédons des truffières, que nous nous sommes mis en quête de la perle rare. Un lieu qui nous permettrait d’associer une région que nous aimons et avec laquelle nous avons une forte attache affective avec une création d’entreprise.»

« Après deux années de recherche pendant lesquelles nous avons visité une quarantaine de vignobles, nous avons eu un véritable coup de cœur pour une propriété viticole alliant un terroir et un climat idéaux, le tout conjugué à un encépagement parfait, 80% de merlot et 20% de cabernet franc. La qualité exceptionnelle de ce vignoble nous a été confirmée par Stéphane Derenoncourt et par le résultat des carottages de l’INRA qui placent ce vignoble au niveau des plus grands crus de Saint Emilion. Tout était réuni pour élaborer un vin tel que je l’imaginais, riche en parfum et tout en subtilité ».

Ainsi est né Château CLARISSE, du prénom de leur fille (qui avait un an à la naissance de la première bouteille, en 2010), pour y écrire une jolie histoire de famille…

DES VIGNES HAUT-PERCHÉES SUR LE PLATEAU DE SAINT-EMILION

Située sur le célèbre plateau de Saint-Emilion, à 100 mètres d’altitude, la propriété de Château Clarisse bénéficie des meilleures terres du Saint-Emilionnais avec un grand potentiel de mise en valeur. Le vignoble, d’une superficie de 5 hectares au départ a été progressivement porté à 21 hectares, dont 3 hectares boisés. Il bénéficie d’un sol argilo-calcaire et argilo-siliceux bien drainé. « Un terroir chaise longue » s’amuse à le qualifier le fameux œnologue, Michel Rolland, pour exprimer toute la qualité de cette terre naturellement productrice de bons vins, même avec le minimum d’interventions. Composé de merlots et de cabernets francs, le vignoble affiche un âge moyen de 25-30 ans.

Olivia, qui peut désormais se targuer du titre de propriétaire-exploitante, y apporte un soin constant, attentif et consciencieux. Elle le fait avec le même niveau d’exigence que celui qu’il faut dans le monde de la haute hôtellerie. « J’ai adopté une démarche qui consiste à laisser parler la terre, à amener le raisin à maturité en intervenant le moins possible entre la terre, la récolte et le vin. Un vin doit exprimer avec fraîcheur et harmonie la subtilité de son terroir. Ainsi naissent des vins qui peuvent être bus immédiatement tout en se conservant. »

Sur les conseils de Stéphane Derenoncourt qui les a accompagné au démarrage du projet, le travail au Château Clarisse s’est d’abord concentré sur la vigne où tout se prépare. Un gros travail de racottage a été entrepris dès 2010 (avant une série de replantations effectuées au printemps 2011 et 2012 – 12 000 pieds de racottage) ainsi que des travaux de sol qui ont été enrichis avec du compost pour stimuler la vie bactérienne. « Notre but est d’amener la plante à aller puiser dans les profondeurs du socle calcaire la qualité et l’expression typique de ce terroir, un supplément de finesse aromatique et de qualité de tanins ». « Face au terroir, plus l’homme se fait discret, meilleur est le vin ». Telle est la philosophie de Stéphane Derenoncourt qui a instauré au château Clarisse une culture raisonnée basée sur l’observation de la nature. Un travail méticuleux de la vigne -taille en Guyot simple à double adapté, ébourgeonnage et épamprage manuels, effeuillage également à la main, vendanges en vert – permet, après sélection (sélection sur cep accompagnée d’un tri rigoureux sur table à la réception de la vendange), d’obtenir des rendements de 30 à 38 hl/ha (pour une densité de plantation de 7500 et 5500 pieds à l’hectare), bien en dessous de ceux autorisés [1].

« Nous avons effectué notre première vendange en octobre  2010 sous un rayon de soleil… le lendemain, il pleuvait ! Clarisse, deux ans, était avec nous et notre fils, Georges, quatre ans et demi, a coupé ses premiers raisins ! La vigne est un art de vivre, une culture, une école de rigueur et d’excellence. C’est aussi un lien avec des traditions, des rythmes et des gestes ancestraux, et nous sommes heureux de pouvoir faire connaître cet univers à nos enfants dès leur plus jeune âge. »

Aujourd’hui, Didier et Olivia Le Calvez ont confié la responsabilité des cultures à Philippe Gracieux dont les 17 années d’expérience notamment au Château de Sours apportent une vraie valeur ajoutée et une approche nouvelle au vignoble.

DES VINIFICATIONS RESPECTUEUSES DU TERROIR

A leur arrivée, Olivia et Didier ont découvert un chai équipé de belles cuves en béton et deux superbes chais à barriques aux énormes poutres en chêne, entièrement restaurés au début 2013 (tout comme l’ensemble de l’outil de travail, bâtiment agricole et chais de stockage des bouteilles). « Nous avons installé la thermorégulation dans le cuvier, sablé le chai, installé des barriques neuves (dont 80 % de Taransaud et d’Ermitage). De petites cuves nous permettaient de faire des sélections parcellaires. L’aventure pouvait commencer… »

En 2014, la propriété se dote d’une nouvelle cuve en bois Taransaud de 45 hecto, où la Vieilles Vignes va prendre place pour ses 18 mois d’élevage.

Afin de définir la palette aromatique qui fait l’identité unique des vins Château Clarisse, la vinification se déroule en baies entières, non foulées. Les fermentations alcooliques sont effectuées en cuves béton thermo-régulées ; l’extraction (des tanins, des précurseurs d’arômes, des pigments colorants), par remontages, délestages et pigeage se termine par une macération à chaud en fin de fermentation. Les fermentations malo-lactiques ont lieu dans les barriques de bois neuf (10 %) et d’un vin (90 %), ces mêmes barriques où se poursuit, sous une vigilance attentive, l’éducation du vin.

En 2010, année du premier millésime de Château Clarisse, le souci de la sélection a conduit ces jeunes vignerons à élaborer une cuvée Vieilles Vignes à partir de la vendange d’1 hectare exposé plein sud et planté de ceps de merlot vieux de plus de soixante ans. Aujourd’hui, 10 000 bouteilles de cette cuvée sont produites chaque année.

« Château Clarisse est un Saint-Emilion AOC de la commune de Puisseguin, rappelle Olivia avec fierté, et nous faisons tout pour qu’il le soit au meilleur niveau possible. D’où une sélection impitoyable des cuvées pour ne garder que les mieux réussies, les plus accomplies.

Notre objectif est de  faire de Château Clarisse un vin qui soit l’égal des meilleurs à un prix abordable. C’est aujourd’hui une véritable gageure dans le monde des grands vins ! »

Avec un tel esprit d’excellence, comment ne pas faire surgir, du tréfonds de ce terroir millénaire, le plus ancien du Bordelais, une nouvelle « étoile » ?

D’UNE AGRICULTURE RAISONNEE A UNE AGRICULTURE BIODYNAMIQUE

Dès 2010, Château Clarisse a pris le parti de s’inscrire dans une viticulture raisonnée plus respectueuse de l’environnement. En 2016, Château Clarisse entreprend une démarche de conversion en agriculture biologique et obtient la certification Bio en 2019.

Désormais Château Clarisse s’engage encore davantage dans le respect des sols et de la planète en adoptant une approche en biodynamie.

L’emploi de matières premières d’origine naturelle et le soin spécifique apporté aux sols de la propriété  permet d’améliorer la vie des sols, d’assurer la pérennité de la vigne et favorise l’équilibre de l’écosystème naturel.

Une attention toute particulière est apportée au maintien de la biodiversité. L’enherbement de la vigne, des tournières et l’entretien de zones boisées et plus récemment l’installation de ruches constituent des réservoirs pour les espèces auxiliaires de la vigne. 

Château Clarisse en bref

Adresse de la propriété : Château Clarisse – Lieu dit Croix de Justice – 33570 Puisseguin

Contact : contact@chateau-clarisse.com – 05 46 67 83 74

Propriétaire : Olivia Le Calvez Mathé

Directeur Général : Didier Le Calvez

Responsable des Cultures : Philippe Gracieux

Responsable Commercial : Marion Haudebault

Responsable Œnotourisme : Nicolas Floret

Superficie : 21 hectares dont 3 hectares boisés

Terroir : Géologie Argilo-calcaire / Argilo-siliceux, dans la continuité du plateau pyrénéen
Molasse du Fronsadais pour la partie Listrac acquise en 2014

Encépagement : 70% de Merlot – 27% de Cabernet Franc – 3% de Carménère, Petit Verdot et Malbec.

Densité de plantation : 7 500 ou 5 500 pieds à l’hectare

Vendanges : manuelles, 38 hl/ha

Vinification : vinification en baies entières (pas de foulage), fermentation en cuve béton thermorégulée, en petite quantité pour sélection parcellaire, pigeage.

Élevage : en barriques neuves 25% et en barriques d’1 an 75%

Production annuelle : 50-70 000 bouteilles


[1] A Puisseguin-Saint-Emilion, le rendement maximum autorisé s’élève à 45 ho/ha