Puisseguin, nouvelle étoile ? – L’Express

Parmi les sattellites de Saint-Emilion, l’appellation se distingue grâce à quelques locomotives qui la tirent vers le haut. Et rivalisent avec le prestigieux voisin.

[…] Didier Le Calvez ne sL'Express2‘y est pas trompé. Alors qu’il aurait pu opter pour d’autres sites prestigieux de la rive droite, c’est à Puisseguin que le directeur du palace parisien Le Bristol a décidé d’investir, en 2009, avec son épouse, Olivia. Ils ont d’abord acquis 5 hectares d’un seul tenant, sur des terroirs d’altitude, de très belle qualité, mais où d’importants efforts de restructuration devaient être consentis. Cinq ans plus tard, leur Château Clarisse (baptisé ainsi du nom de leur petite fille) s’étend sur une douzaine d’hectares et prend son véritable envol. « C’est un travail de longue haleine que d’amener un vignoble à son plein potentiel, souligne Didier Le Calvez. Conseillés par Stéphane Derenoncourt, nous avons dû beaucoup investir pour relancer la vigne, qui est la base de tout [NDLR : plus de 12000 pieds de racottage]. Nous avons analysé méticuleusement la diversité de nos terroirs, si bien qu’aujourd’hui nous comptons une trentaine de parcelles différentes, chacune ayant un profil précis. Nous voulons des vignes saines, des sols travaillés sans herbicides, des traitements homéopathiques, des rendements maîtrisés. C’est ainsi que nous produirons des vins de plus en plus élégants, subtils ; pas des « bêtes à concours », mais d’authentiques vins de plaisir, plaisants et accessibles. »

A environ 22 € la bouteille prix public, les vins du Château Clarisse […] représentent aujourd’hui un rapport qualité-prix qui pourrait faire rougir pas mal de saint-émilion… […]

Mathieu Doumenge