Dossier de presse

 UNE BELLE HISTOIRE DE FAMILLE

UN NOUVEAU PUISSEGUIN-SAINT-EMILION AU FÉMININ

Poussés par la passion du vin et le goût du défi, Olivia et Didier Le Calvez ont franchi le pas avec l’aide précieuse de Stéphane Derenoncourt, figure emblématique du vignoble bordelais. A la recherche d’un domaine viticole depuis 2007, ils peuvent enfin signer leur propre vin en 2010 dans l’une des régions les plus illustres de la constellation bordelaise, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, le Saint-Emilionnais.

Après avoir créé un petit bijou hôtelier en 2004, l’hôtel et restaurant de Toiras, Relais & Châteaux et premier hôtel 5 Etoiles de l’Ile de Ré et de la région Poitou-Charentes, Olivia Le Calvez devient membre du directoire des Relais & Châteaux en 2013.

Après avoir passé plus de dix années à New York (de 1988 à 1999) en tant que manager de l’hôtel Plaza, puis en charge de la Direction Générale du Pierre, Didier Le Calvez dirigea à Paris la réouverture du  Four Seasons Georges V qu’il remit dans l’orbite des meilleurs palaces du monde. Pendant cette période, il a suivi Enrico Bernardo dans sa course au titre de meilleur sommelier du monde décroché en 2004 et c’est lui qui a engagé Eric Beaumard, vice-meilleur sommelier du monde 1998, et l’a encouragé à développer la cave du Georges V. Depuis 2010, il est à la tête du palace parisien le Bristol.

« Au contact de sommeliers exceptionnels et de vignerons émérites au grand savoir-faire, ma passion pour le vin n’a fait que grandir et s’affermir. Je ne pouvais que m’enthousiasmer pour ce projet commun. D’autant qu’il n’était pas sans me rappeler le type de défi, passionnant, que j’ai dû relever au Georges V. Il fallait également repartir quasiment de zéro pour faire renaître un potentiel… »

Le rêve d’Olivia et Didier a pris la forme d’une authentique girondine en pierres lovée dans le paysage verdoyant et tout en courbes douces de la rive droite. Cette ancienne propriété viticole dotée de chais magnifiques, qui pendant plus d’un siècle a été entre les mains de la famille Estager, est entourée d’un très beau vignoble haut perché (à 89 mètres) sur le plateau de Puisseguin, l’un des quatre villages « satellites » de Saint-Emilion. Seul un humble ruisseau, la Barbanne, sous-affluent de la Dordogne, les sépare de l’illustre ville forte.

« Je suis particulièrement attachée à cette région où j’ai passé une partie de mon enfance. Mon mari, lui, est né dans le Périgord voisin. C’est donc là, à deux heures de voiture de l’île de Ré où se situe l’hôtel de Toiras et autant de Chapdeuil, petit village dordognais où nous possédons des truffières, que nous nous sommes mis en quête de la perle rare. Un lieu qui nous permettrait d’associer une région que nous aimons avec une création d’entreprise.

Après deux années de recherche, nous avons eu un véritable coup de cœur pour une propriété viticole alliant un terroir et un climat idéaux, le tout conjugué à un encépagement parfait, 80% de merlot et 20% de cabernet franc. Tout était réuni pour élaborer un vin tel que je l’imaginais, riche en parfum et tout en subtilité ».

Stéphane Derenoncourt, le grand vinificateur de la rive droite, s’est joint à ce projet familial pour apporter toute l’élégance, l’harmonie et la sensibilité recherchées pour ce nouveau puisseguin-saint-émilion au féminin.

Ainsi est né Château CLARISSE, du prénom de leur fille (qui avait trois ans à la naissance de la première bouteille, en 2010), pour y écrire une jolie histoire de famille…

DES VIGNES HAUT-PERCHÉES SUR LE PLATEAU DE SAINT-EMILION

Située sur le célèbre plateau de Saint-Emilion, à 108 mètres d’altitude, la propriété de Château Clarisse bénéficie des meilleures terres du Saint-Emilionnais avec un grand potentiel de mise en valeur. Le vignoble, d’une superficie de 5 hectares au départ a été progressivement porté à 15 hectares, dont 2,3 hectares de Côtes de Castillon. Il bénéficie d’un sol argilo-calcaire et argilo-siliceux bien drainé. « Un terroir chaise longue » s’amuse à le qualifier un autre fameux œnologue, Michel Rolland, pour exprimer toute la qualité de cette terre naturellement productrice de bons vins, même avec le minimum d’interventions. Composé de merlots et de cabernets francs, le vignoble affiche un âge moyen de 25-30 ans.

Olivia, qui peut désormais se targuer du titre de propriétaire-exploitante, y apporte un soin constant, attentif et consciencieux. Elle le fait avec le même niveau d’exigence que celui qu’il faut dans le monde de la haute hôtellerie. « Dès 2007, elle a fait appel au magicien Stéphane Derenoncourt pour la viticulture et les vinifications. J’adhère complètement à sa démarche qui consiste à laisser parler la terre, à amener le raisin à maturité en intervenant le moins possible entre la terre, la récolte et le vin. Sa règle d’or : un vin doit exprimer avec fraîcheur et harmonie la subtilité de son terroir. Ainsi naissent des vins qui peuvent être bus immédiatement tout en se conservant. »

Sur les conseils de Stéphane Derenoncourt, le travail au château Clarisse s’est d’abord concentré sur la vigne où tout se prépare. Un gros  travail de racotage a été entrepris dès 2010 (avant une série de replantations effectuées au printemps 2011 et 2012 – 12 000 pieds de racottage) ainsi que des travaux de sol qui ont été enrichis avec du compost pour stimuler la vie bactérienne. « Notre but est d’amener la plante à aller puiser dans les profondeurs du socle calcaire la qualité et l’expression typique de ce terroir, un supplément de finesse aromatique et de qualité de tanins ». « Face au terroir, plus l’homme se fait discret, meilleur est le vin ». Telle est la philosophie de Stéphane Derenoncourt qui a instauré au château Clarisse une culture raisonnée basée sur l’observation de la nature. Un travail méticuleux de la vigne -taille en Guyot simple à double adapté, ébourgeonnage et épamprage manuels, effeuillage également à la main, vendanges en vert – permet, après sélection (sélection sur cep accompagnée d’un tri rigoureux sur table à la réception de la vendange), d’obtenir des rendements de 30 à 38 hl/ha (pour une densité de plantation de 6666 et 5500 pieds à l’hectare), bien en dessous de ceux autorisés [1].

« Nous avons effectué notre première vendange en octobre  2010 sous un rayon de soleil… le lendemain, il pleuvait ! Clarisse, deux ans, était avec nous et notre fils, Georges, quatre ans et demi, a coupé ses premiers raisins ! La vigne est un art de vivre, une culture, une école de rigueur et d’excellence. C’est aussi un lien avec des traditions, des rythmes et des gestes ancestraux, et nous sommes heureux de pouvoir faire connaître cet univers à nos enfants dès leur plus jeune âge. »

DES VINIFICATIONS RESPECTUEUSES DU TERROIR

A leur arrivée, Olivia et Didier ont découvert un chai équipé de belles cuves en béton et deux superbes chais à barriques aux énormes poutres en chêne, entièrement restaurés au début 2013 (tout comme l’ensemble de l’outil de travail, bâtiment agricole et chais de stockage des bouteilles). « Nous avons installé la thermorégulation dans le cuvier, sablé le chai, installé des barriques neuves (80 % de Taransaud, 10 % d’Ana Sélection, 10 % d’autres tonneliers). De petites cuves nous permettaient de faire des sélections parcellaires. L’aventure pouvait commencer… »
En 2014, la propriété se dote d’une nouvelle cuve en bois Taransaud de 45 hecto, où la Vieilles Vignes va prendre place pour ses 18 mois d’élevage.

La vinification se déroule en baies entières, non foulées. Les fermentations alcooliques sont effectuées en cuves béton thermo-régulées ; l’extraction (des tanins, des précurseurs d’arômes, des pigments colorants), par remontages, délestages et pigeage se termine par une macération à chaud en fin de fermentation. Les fermentations malo-lactiques ont lieu dans les barriques de bois neuf (10 %) et d’un vin (90 %), ces mêmes barriques où se poursuit, sous une vigilance attentive, l’éducation du vin.

En 2009, le travail des sols n’ayant pas été réalisé comme ils le souhaitaient, Olivia et Didier Le Calvez décident de vendre la récolte en vrac.

Puis, dès 2010, année du premier millésime de Château Clarisse, le souci de la sélection a conduit nos jeunes vignerons à élaborer une cuvée Vieilles Vignes à partir de la vendange d’1 hectare exposé plein sud et planté de ceps de merlot vieux de plus de soixante ans. Aujourd’hui, 10 000 bouteilles de cette cuvée sont produites chaque année.

« 2013 sera notre troisième année de récolte, note Didier Le Calvez. Aujourd’hui, nous connaissons de mieux en mieux nos vingt différentes parcelles et affinons les vinifications pour mieux respecter et mettre en valeur la personnalité de chacune. Ainsi par exemple, dès le prochain millésime, le pigeage sera effectué à la main dans une nouvelle cuve en bois. Pour la vinification et l’élevage des plus jeunes vignes, nous allons utiliser des barriques de 500 litres. »

« Château Clarisse est un puisseguin-saint-émilion, rappelle Olivia avec fierté, et nous faisons tout pour qu’il le soit au meilleur niveau possible. D’où une sélection impitoyable des cuvées pour ne garder que les mieux réussies, les plus accomplies.

Notre objectif est de  faire de Château Clarisse un vin qui soit l’égal des meilleurs à un prix abordable, à moins de 20 euros en primeur. C’est aujourd’hui une véritable gageure dans le monde des grands vins ! »

Avec un tel esprit d’excellence, comment ne pas faire surgir, du tréfonds de ce terroir millénaire, le plus ancien du Bordelais, une nouvelle « étoile » ?

CHÂTEAU CLARISSE EN BREF

Adresse de la propriété : Château Clarisse – Lieu dit Croix de Justice – 33570 Puisseguin

Contact : contact@chateau-clarisse.com – 05 46 67 83 74

Propriétaire : Olivia Le Calvez Mathé

Associé : Didier Le Calvez

Œnologue Consultant : Romain Bocchio de Vignerons Consultants (Stéphane de Renoncourt)

Responsable Vignoble : Olivier Verdier

Responsable Commerciale : Marion Troquier

Superficie : 15.5 hectares incluant 1 ha boisé

Terroir : Géologie Argilo-calcaire / Argilo-siliceux, dans la continuité du plateau pyrénéen
Molasse du Fronssadais pour la partie Listrac acquise en 2014

Encépagement : 80% de Merlot – 20% de Cabernet Franc

Densité de plantation : 6666 ou 5500 pieds à l’hectare

Rendements 2012 après sélection :

  • 32 hl/ha
  • 35 hl/ha pour les merlots
  • 30 hl/ha pour les cabernets

Vendanges : manuelles

Vinification : vinification en baies entières (pas de foulage), fermentation en cuve béton thermo-régulées, en petite quantité pour sélection parcellaire

Élevage : en barriques neuves 25% et en barriques d’1 an 75%

Production annuelle : 50 000 bouteilles


[1] A Puisseguin-Saint-Emilion, le rendement maximum autorisé s’élève à 45 ho/ha

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